Nos VDM Boliviennes

Copacabana : Une femme à l’eau !

 

Au départ d’Isla Del Sol (une île située sur le célèbre lac Titicaca) à 07h30 du matin nous n’étions que les deux et le pilote de notre petit bateau à retourner sur Copacabana. Le pilote nous place à l’avant du bateau. Nous nous éloignons doucement de l’île et Nicolas et moi apercevons une dame sur une petite barque à moteur non loin en face de nous. On se dit que le pilote (qui dirige depuis l’arrière du bateau) l’a vu et qu’il va la contourner. On se rapproche dangereusement de cette barque alors Nicolas se met à crier « Cuidado ! » (ce qui signifie… Je ne sais pas ce que ça signifie ! Mais si roo ça veut dire attention ! Oui on sait c’est un peu court, attention à quoi ? Mais dans la panique y a que ça qui est sorti !) au pilote mais c’était top tard ! Nous entendons le bruit de notre bateau percuter la barque et la femme crier ! Une peur horrible nous envahit pensant avoir blessé cette femme. Heureusement elle n’a pas été touchée. Un sentiment aussi de culpabilité pour ne pas avoir alerté le pilote plus tôt. Mais au final on ne sait pas quel aurait été son comportement, peut-être qu’il aurait dérivé sur cette dame directement. Mais pourquoi l’avons-nous percuté ? Le pilote ne regardait pas devant lui et était distrait… La veille pour venir sur l’île notre pilote dirigeait le bateau à l’aide d’un pied et regardait son téléphone…

Nous apercevons cette femme très en colère et en pleure sur sa barque qui était en train de couler. Elle essayait tant bien que mal de vider l’eau mais c’était bien trop tard. Toutes ses commissions s’éparpillèrent dans le lac, fruits, légumes, la pêche du jour… La femme décide de quitter sa barque et de se raccrocher à notre bateau. Le pilote nous appelle pour lui venir en aide. A bout de bras Nicolas et moi tenons cette femme en pleur dans l’eau. Le pilote nous redirige vers le bord pour déposer cette pauvre dame. Je vous rassure le pilote a quitté le bateau pour essayer de réparer les dégâts causés. Quelques habitants de l’île prennent une barque pour ramasser les quelques tomates qui flottent à la surface et pour donner des habits secs à la femme. Le pilote restera pour réparer la barque et le moteur qui avait pris l’eau. C’est là que nous apercevons qu’il y avait deux bonbonnes de gaz dans la barque et que nous nous disons que la fin de cette histoire aurait pu être bien plus tragique.  Nous sommes si tristes pour cette dame en pleure devant toute cette perte. Impuissants et ne savant pas quoi faire d’autre, nous lui donner un peu d’argent pour l’aider à se remettre sur pied.

Nous partirons au final avec un autre bateau, un autre pilote et 1h30 plus tard. Cette fois-ci nous jetons un coup d’œil de temps en temps au pilote pour vérifier qu’il regarde bien où il va !

 

 

Bon je vous rassure c’est la VDM la plus triste, le reste n’est que poisse et on peut en rigoler !

 

Rurrenabaque : des poisseux chanceux ?!

Si vous souhaitez découvrir notre périple dans la jungle et la pampa d’une semaine en mode survivor ou Koh-Lanta c’est par ici !

Notre dernier jour se termine dans la pampa avec des pluies torrentielles. Nous avons 1h30 de pirogue et 2h30 de Jeep pour retourner au Village de Rurrenabaque à 16h30. Nous avions réservé un vol pour 17h50 donc largement le temps de se rendre à « l’aéroport » il s’agit plutôt d’une maisonnette où il n’est pas bien utile de venir plus d’une heure avant de rentrer dans « l’avion » qui lui ressemble davantage à un coucou.

Nous faisons les 1h30 de pirogues sous une énorme pluie, recouvert de nos ponchos et recroquevillé sur nous même. Une fois sur la terre ferme nous rejoignons la Jeep accompagné de nos deux amis hollandais. On prévient le conducteur que nous avons un vol ce soir. Pour ne pas se mettre en retard il décide de mettre le turbo. Je n’ose même plus regarder la route tellement nous roulons comme des fous sur ce sentier remplis de trous et de boue ! A chaque fois que l’on se prend une flaque de boue en plein pare-brise nous ne voyons plus rien pendant quelques secondes mais ça fait rire notre conducteur ! Et puis à un moment le véhicule s’arrête et le conducteur prononce « Oh Oh » cette onomatopée qui ne présage rien de bon. Nicolas lui demande « Hay un problema ? » (vous aurez compris la question), ce à quoi le conducteur pas du tout rassurant répond « Si si señor un grande problema ! » Ah bon ! Le conducteur ouvre son capot et rapporte son diagnostic à Nicolas (je vous passe le discours en espagnol). En gros lorsque l’on a pris à toute vitesse les trous sur la route, le câble du combustible à sauter et le gasoil s’est répandu sur le long du trajet jusqu’à ce qu’il n’y est plus une goutte ! Naïvement on demande si, par hasard, il n’aurait pas un jerricane de secours ? Bah non ça serait bien trop facile. Bon on se la joue comment maintenant ? Le conducteur nous dit que le « village » le plus proche est à 2 km de là. Il nous dit d’attendre dans la Jeep et qu’il sera de retour dans 30 minutes ! Mouais on y croit moyen 4 km aller-retour à pied en 30 minutes, avant même qu’il parte on savait que ce sera plus long et que ça risquerait d’être compliqué pour notre vol… On le voit partir en courant sous la pluie. De notre côté on s’installe pour jouer aux cartes et passer le temps avec nos amis hollandais. Quand miraculeusement un véhicule arrive à notre hauteur nous faisons des signes « HELP » pour arrêter les voitures qui veulent bien (ou pas) s’arrêter. Hum personne n’a de gasoil à nous dépanner ! Par contre ils prennent le temps de discuter de choses qui n’ont rien à voir ! Dialogue de Nicolas avec un conducteur :

-        « Vous venez d’où ? »

-        « De France »

-        « Ah vous avez regardé la France aux JO ? »

-        « Euh non en ce moment je ne peux pas »

-        « Ah. »

-        Vous n’avez pas un peu de gasoil alors ? »

-        « Non ».

 

On prend donc notre mal en patience, les minutes passent et voilà plus d’une heure que notre chauffeur est parti. Nous sommes certains maintenant que nous n’arriverons jamais à temps pour prendre notre vol, alors on continue à jouer aux cartes ! 1h30 plus tard une voiture s’approche, c’est notre chauffeur avec un jerricane ! On est sauvé !! On lui demande s’il peut appeler la compagnie de vol pour savoir si l’on peut prendre l’avion du lendemain. La réponse nous soulage : tous les vols d’aujourd’hui ont été annulés à cause du mauvais temps ! Plus rien ne sert de se presser, nous partirons demain ! Nous arrivons fatigués de cette aventure à Rurrenabaque où nous oublions nos sublimes ponchos dans la Jeep, où l’on se dirige vers une bonne adresse de restaurant « fermé le mardi », mais pourquoi le mardi ? Le lundi je veux bien, il y a eu le week-end vous avez besoin de vous reposer, mais pourquoi le mardi hein ?? Bref journée poisse il est temps d’aller se coucher dans notre chambre « en cours de finition » Oh ce n’est que détail il ne faut juste pas passer derrière le rideau sinon tu tombes du deuxième étage. Oui bon ils n’ont pas mis encore de vitre et le carrelage s’arrête net, ce n’est pas si grave si ? On se dit bonne nuit en espérant que la journée de demain sera moins longue !

 

La Paz : Mais laissez nous partir !

 

Nous voilà de retour à La Paz et avons hâte de prendre une douche bien chaude ! Et oui on en pas eu pendant une semaine à la jungle !! Bref je vous passe l’épisode de la douche où je n’ai bien évidemment pas eu d’eau chaude après le passage de Nicolas. Oui je sais que toi aussi tu aimes avoir du shampoing pleins les yeux et que d’un coup ton eau devient gelé ! Allez une dernière journée à La Paz que l’on n’apprécie pas tellement et on se casse !! Le lendemain nos sacs sont prêts, nous demandons à notre hostel de nous appeler un taxi, nous prenons nos sacs quand tout à coup deux américains arrivent en furie et nous expliquent dans un anglais à peine audible pour nous qu’il y a une grève au terminal de bus et qu’aucun bus ne peut partir ce soir ! Naaaan sivouplaiii on veut partiiiir !! L’hostel essaie de joindre le terminal de bus mais personne ne répond. On se fie alors aux infos des américains et décidons comme eux de demander une chambre pour ce soir. Mais voilà ils viennent de prendre la dernière. Nous devons changer d’hôtel pour ce soir et espérer que les grèves s’arrêtent pour demain. Le lendemain, bah y a toujours grève pour les destinations de Potosi et de Cochabamba. Nous n’avons pas trop compris le motif et quand nous avons demandé à deux reprises à deux boliviens la réponse était la même : « bah on fait comme les français, nous aussi on veut plus de vacances, travailler moins et être payé plus ! » Ok je vois… Nous décidons de changer nos plans et de ne pas aller à Cochabamba mais d’aller directement à Uyuni. Nous arrivons donc enfin à quitter La Paz !

 

 

C’est à ce moment là que nous pensons à la phrase d’une de nos amies « En Bolivie rien ne se passe jamais comme prévu »  On a vu ça, du coup on ne prévoit plus rien pour les jours restants.

 

Uyuni : une VDM de 5 minutes

 

Nous commençons à penser que la Bolivie n’est vraiment pas faite pour nous ! Surtout que nous sommes malades (bobo bidon) depuis notre arrivée dans le pays. Nous terminons notre tour de 3 jours dans le Salar d’Uyuni et rentrons en Jeep quand soudain un bruit et une secousse bien forte nous oblige à nous arrêter. Alors devinez, devinez ?? Nous avons crevé !! Nos regards se croisent avec Nicolas et nous avons presque envie de rigoler ! Nous avons envie de dire au conducteur que ce n’est pas de sa faute c’est parce qu’on a la poisse ! Mais non il aurait pu largement éviter ce trou. No stress notre chauffeur est un pro de la crevaison, en 5 minutes top chrono la roue est changée et nous repartons de plus belle !

Nos VDM s’arrêtent ici (pour l’instant) même si nous continuons à être malade, mais tout va bien !

 

 

Conclusion : toujours garder la positive attitude en voyage et ne pas péter un câble sur son compagnon de voyage qui lui n’y peut rien non plus ! Je crois que la Bolivie on a vu mais on y reviendra plus !

 

 

 

A bientôt pour de nouvelles aventures.


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Commentaires : 2
  • #1

    Sophie (mercredi, 24 août 2016 12:39)

    Mdr, eh ben que d'aventures, vous n'êtes pas prêt de vous ennuyer!
    A chaque fois qu'on part avec Ben il nous arrive des couilles, mais au final cela reste mes meilleurs fous-rires et mes meilleurs souvenirs. Bon mtn vous avez donné, alors à vous la chance!
    Gros bisous les namoureux

  • #2

    Noces autour du globe (vendredi, 02 décembre 2016 10:23)

    Nous avons tellement pété un câble dans ce pays que nous avions un refrain pour faire passer la pilule "Lac Titicaca caca et bolivie pipi"

    bref, on a vu, on a finalement vaincu mais nous n'y retournerons JAMAIS!

    Bonne route et peut-être à bientôt autour du globe/monde (question de perspective)