de Bogota à Santa Marta

Jour 1 : Arrivée à Bogota

 

Nous arrivons vers 20h à l’aéroport international de Bogota. Nous passons la douane un peu stressé parce que même si on n’a rien à se reprocher l’atmosphère est stressante et en plus de ça on tombe sur un douanier pas sympa et qui ne fait pas d’effort de prononciation !

Première information en sortant de l’aéroport « Ne prenez pas de risques, prenez un taxi » Bon bah on va écouter et en plus il fait nuit !

Donc on décide de prendre l’agence de taxi qui est à l’intérieur de l’aéroport et là on paie le prix fort… Tant pis tout ce qu’on veut pour l’instant c’est arrivrt chez Ivan notre hôte en Couchsurfing. Oui mais voilà, je montre l’adresse au taxi et il n’a pas vraiment l’air de savoir où c’est… On le sent moyen ce coup là ! Alors on décide de lancer la localisation avec Maps et au bout de quelques minutes on se rend bien compte que l’on n’est pas du tout sur le bon chemin !

Je montre alors le point sur la carte au taxi et ne comprend toujours pas où c’est. Mais gentiment il propose d’appeler Ivan pour nous et avoir des explications. Au final le taxi se fait engueuler par Ivan et nous arrivons enfin à destination !!

Il est passé 22 heures avec cette péripétie et à peine le temps de se présenter à Ivan que nous partons exténués nous coucher.

 

Jour 2 : Bogota

 

 

Nous partons de bonne heure découvrir la ville en commençant par le Monserrate. Petite montée en téléphérique qui nous donne accès à une vue imprenable sur Bogota.

Deuxième activité : le musée de l’or

Bon honnêtement on n’est pas des grands fans de musée et on n’a pas trouvé ça transcendant. Si c’était à refaire on aurait mieux apprécié faire le musée Botero.

Le point d’info touristique au Monserrate nous avait informés d’un city tour gratuit l’après-midi. On avait le choix entre anglais et espagnol alors sachant que notre niveau est « aussi bon » dans une langue que dans l’autre ça nous était égal. Le tour de l’après-midi est anglais. On vous avoue que nous n’avons pas totalement compris les histoires racontées par le guide comme cette fameuse histoire d’amour…

-        Nicolas « Oh il l’a tué par amour ! »

-        Moi « Mais non il s’est suicidé pour elle, pour lui montrer son amour »

Et après discussion avec Ivan « En fait il est tombé amoureux de sa sœur et n’a pas supporté de la voir avec un autre homme alors il s’est suicidé ».

Oui bon ce n’était pas tout à fait notre interprétation mais on avait bien compris que quelqu’un était mort par amour quoi !

 

On continue notre tour de la ville…

Une fois terminée nous avons repéré plusieurs petites guitounes dans la rue qui vendent des Obléas, on s’empresse pour aller goûter ce que c’est ! Cela ressemble à deux fines gaufrettes dans lesquelles on peut tartiner du dulce de leche, du caramel, de la confiture et…. Du fromage ! Bizarre mais ça se fait beaucoup ! Pour nous ce sera un basique, dulce de leche, arequipe (une sorte de caramel) et supplément cacahuètes !

On rejoint Ivan au centre ville et il nous fait découvrir une petite ruelle avec plusieurs tags qui débouchent sur une place où les gens se retrouvent et s’assoient pour discuter ensemble.

Nous terminons notre escapade nocturne par une dégustation de la bière locale : la BBC ( Bogota Beer Compagny).

 

Jour 3 : Catedral Del Sal, Zipaqueria

 

Bogotà est une assez grande ville et les transports en commun peuvent prendre un certain temps pour traverser la ville. Après plus de 2h et 3 changements de bus nous arrivons à Zipaqueria pour visiter la Catedral Del Sal. Depuis la place de l’office du tourisme vous trouverez un petit train qui vous propose de vous emmener jusqu’à la cathédrale, ne le refusez pas ! Il y a 30 minutes de marche sinon et ça grimpe ! D’autant plus que l’on avait la pluie alors nous n’avons pas hésité.

Une fois arrivée nous sommes un peu assommé par le prix de l’entrée (50 000 pesos soit 15 euros)  mais aussi la différence de prix entre le tarif colombien et étranger… Certes si on est touriste c’est que l’on a de l’argent mais bon… Vous verrez ça sur quasi tous les lieux touristiques et la différence est du simple au triple !

Vous devez attendre qu’un guide vous accueille pour rentrer dans la mine de sel, vous avez le choix entre anglais et espagnol et comme on vous la dit pour nous c’était kifkif donc vu qu’il y avait moins de monde en anglais on a pris ce guide là.

 

Une fois à l’intérieur de la mine, le guide vous retrace le chemin de croix alors autant vous le dire… Vous allez en voir des croix ! Les jeux de lumières rendent cela très jolie mais c’est un peu tout le temps pareil. Peut-être n’avons-nous pas apprécié les lieux à leur juste valeur du fait que l’on entendait (et comprenait) pas tout ce que disait le guide. En plus de cela le site fait vraiment attrape touriste ! On a du passé 15 minutes avec le guide à visiter la boutique de souvenir….

 

Pour conclure c’était jolie mais trop cher ! Si c’était à refaire on sauterait cette étape et pourtant on avait hâte d’aller voir ça !

Une fois redescendu en petit tchoutchou nous avons visité un peu le centre de Zipaqueria mais il n’y a pas grand-chose à voir.

Se trompant de bus sur le chemin du retour, on a mis plus de 3 heures à rentrer chez Ivan. Au final ça nous aura pris toute la journée !

 

Jour 4 : départ pour Salento

 

Pour se rendre à Salento direction le terminal de bus où plusieurs compagnies de transport proposent ce trajet. Nous avions pris la précaution de réserver nos places 2 jours à vous et nous n’étions pas aller seul… Sur le chemin du terminal, des officiers de police nous arrête, peut-être un contrôle de papier pense t-on en premier. Pas du tout ! Il y avait avec eux une personne aveugle qui devait rapidement se rendre au terminal pour prendre son bus, les policiers nous ont donc demandé si l’on pouvait accompagner ce monsieur (je me vois mal dire non à ce moment là ! ). C’est donc tout naturellement que le monsieur empoigne le bras de Nicolas et nous le conduisons jusque là.  C’était la petite BA colombienne.

Enfin bref, nous voilà parti pour 6h de bus direction Salento autrement dit, la zone du café. Sur la route nous faisons une pause déjeuner et nous découvrons pour la première fois les empanadas, très répandue en Amérique du sud (c'est un petit feuilleté garnis de viande et de légumes). Et c’était très bon !

 

 Nous avons réservé 3 nuits à la Casa Eliana, elle est vraiment top et en plus elle fait restaurant !

 

Après une journée de bus direction dodo pour être en forme le lendemain.

 

Jour 5 : Finca de café

En ce début de matinée pluviale nous décidons de ne pas changer nos plans et de nous diriger vers la visite d’une fabrique de café. Poncho et chaussures Gortex et on y va ! 

 

A Salento il y a plusieurs fabriques de café que vous pouvez visiter, elles se situent toutes à quelques mètres des unes des autres. Nous avons suivi les conseils du directeur de l’auberge et nous avons pris la dernière fabrique appelé Arzacia . La première que vous trouverez est apparemment très touristique et peu traditionnel. La deuxième est plutôt bien et le tour se fait en anglais. Et enfin la dernière est très traditionnelle et le tour se fait en espagnol.

Depuis le centre de Salento il y a un peu plus de 3km. Nous vous déconseillons d’y aller en vélo car le retour est plus que raide !! Vous pouvez prendre vos petites jambes comme nous ou alors une jeep ou un dada. 

 

Nous arrivons à la fabrique de café qui n’est autre qu’une maison familiale avec grand morceau de terrain. Ici toutes les générations vivent et travaillent ensemble. Nous partons accompagné du grand-père avec nos petits paniers faire la récolte du café.

 

Etape 1 : la cueillette

 

Jusque là je n’avais aucune idée que le café était un fruit rouge constitué de pulpe et de deux pépins que ne sont autre que les grains de café. Certaines graines sont replantées et les peaux servent au compost.

 

Etape 2 : égrainage

 

Pour récupérer les grains de café on passe notre récole dans cet appareil et on mouline !

 

Etape 3 : séchage

 

Les grains sont entreposés sous une tonnelle à l’extérieur toutes mises à plat comme sur un tamis et sèche pendant 2 à 3 jours

 

 

 

 

Etape 4 : la chauffe

 

Alors on a pas tout compris le processus mais en gros les grains chauffent dans un appareil pendant 18 heures

 

Etape 5 : la torréfaction

 

Les grains de café sont tarifiés dans une poêle pendant quelques heures

 

Etape 6 : Moudre le café

 

Et enfin nous commençons à sortir l’odeur du café dans l’appareil à moudre le café

 

Etape 7 : Dégustation

 

il peut maintenant être dégusté !

 

On a pu se rendre compte à quel point la fabrique du café est longue et fastidieuse ! Mais sachez que les meilleures récoltes de café colombien sont envoyées à l’international !

 

 

De retour dans le centre de Salento nous retrouvons les rues noires de monde, on est dimanche. L’ambiance est festive et le soleil est revenu. Nous prenons les marches pour accéder au point de vue de la ville.

 

Jour 6 : La Valle Del Cocora

 

La deuxième raison pour laquelle nous sommes venues à Salento est pour pouvoir admirer une vallée de palmiers de 60 mètres de haut ! Hé ouais rien que ça !

 

Au départ de Salento, vous avez des Jeep qui vous emmène et plus vous êtes dedans, moins vous payez cher ! Il y a un départ toutes les heures à partir de 7h30. Il est recommandé de partir assez tôt si vous souhaitez randonner. Après environ 15 minutes de jeep (qui est un véritable voyage dans le temps ! Aucun compteur ne fonctionne, les gens sont debout à l’arrière, à l’ancienne quoi !) vous arrivez à l’entrée du chemin de randonnée. Mais vous avez plusieurs options pour arriver à la vallée del Cocora. La plus facile et la plus rapide est de commencer par la sortie de la rando. En clair quand vous arrivez ne prenez pas le sentier de rando et continuer tout droit. Il ne vous faudra qu’environ 2 kilomètres pour se retrouver au milieu des grands palmiers. Soit vous prenez le chemin de rando parce que vous aimez marcher et découvrir la jungle environnante. La rando est de difficulté moyenne je dirais parce d’une part les chemins sont souvent boueux et ça complique vraiment l’accès mais ça fait un peu aventure on essaie de ne pas laisser la chaussure coincée dedans ! Et deuxièmement y a des parties qui grimpette bien comme il faut ! Le chemin de rando propose plusieurs croisements et indique « La casa Del Colibri » c’est un petit endroit où vous pouvez admirer les colibris qui viennent boire et manger comme ceux-ci. Mais ce petit arrêt à un prix, 5000 pesos l’entrée avec une boisson offerte. Idéale pour faire une petite pause. Sauf que pour rejoindre la vallée Del Cocora vous êtes obligé de redescendre sur vos pas pour retourner au croisement. Je pense que ça vous fait 4 km de plus ce petit détour. Et c’est à ce croisement pour rejoindre la vallée que ça grimpe sec ! Comme d’habitude en montée Nicolas m’attend au dessus. J’arrive complètement essoufflée mais j’arrive et à mon rythme. Ces moments me rappelle à quel point ça fait longtemps que je ne suis pas rentrée dans une salle de sport….

 

Jour 7 : Medellin

Nous partons le matin prendre un bus pour Medellin. Notre première idée était de retourner à la station d’Arménia pour prendre un bus direction Medellin. Mais au final le terminal de bus de Salento proposait ce service directement. Par contre attention il n’y a que 3 départs par jour ! 10h – 14h – 16h.

Et c’est parti pour 6h dans un petit bus ! Bonjour le mal de tête dans les routes de montagne. Au final je pique un cachet à Nicolas pour le mal des transports qui bizarrement vit mieux que moi le trajet !  Une fois cette souffrance terminée nous prenons un taxi pour nous rendre à notre auberge la Geohostel, dans un dortoir de 8 lits. On est plutôt bien installé ! Le temps de programmer la journée de demain et au lit !

 

Jour 8 : Guatapé

Guatapé est une ville située à environ 1h de Medellin et son attraction principale est son penol. Pour vous rendre à Guatapé il faut vous arrêter à la station de métro El Caribe et vous dirigez au Terminal Del Norte. Vous avez un tarif différent en fonction de l’arrêt, il faut demander l’arrêt El Penol (car Guatapé vous emmène jusqu’au village). Après environ 40 minutes de bus vous arrivez en bas d’El Penol. Trois options pour monter : à pied (10 minutes), en cheval (grosse arnaque il s’arrête à la moitié du chemin) ou en petit tuc-tuc. Pour nous c’est à pied !

 

 

Une fois au dessus vous devez payer l’entrée 15000 pesos pour grimper les 700 marches !! 

 

Et  tout là haut vous avez une vue imprenable sur le lac…

 

De retour à Medellin nous partons faire des courses et c’est un endroit qui permet aussi de découvrir la culture locale ! Nos courses terminées nous nous dirigeons vers les caisses et là… Une file de chaises plastiques nous attend ! La caisse est tellement longue que les gens prennent des chaises et s’assoient à côté de leur caddy et au passage en profite pour consommer un peu de leur course et jettent ensuite discrètement (ou pas) leurs emballages ! On assiste aussi au tri du caddy au moment du paiement, en fait les gens ont un certain montant sur eux et si le montant des courses dépasse ils en enlèvent. Le prix des fruits étant au kilo on a vu un ananas perdre ses feuilles pour gagner quelques pesos. Alors autant vous dire que le tour des caisses n’est pas très propre ! En tout cas ça nous a bien fait rire.

 

Jour 9 : walk city tour

 

La ville de Medellin propose un tour gratuit de la ville à pied. Mais vous devez vous inscrire en ligne au préalable. Vous pouvez encore une fois choisir de le faire en anglais ou en espagnol. Ce sera en anglais pour nous. Le tour dure 4 heures alors prenez des chaussures de marche. Au début du tour notre guide casse tout de suite les tabous. Les cartels de drogue sont une réalité en Colombie alors il propose que l’on pose tout de suite nos questions mais nous demande de ne plus en parler une fois dans la ville. Pour dire à quel point cela paraît mauvais d’en parler, il n’a même pas prononcé le nom d’Escobar (pourtant il existe bien un « Escobar Tour » à Medellin). Son intervention a fait mouche et personne n’a posé de questions. Nous ne sommes pas les meilleurs qualifiés pour vous raconter l’histoire de cette ville puisque l’on vous rappelle c’était en anglais… (oui on est toujours pas bilingue !)  Alors en soit la ville n’a pas de grand intérêt touristique et n’est pas non plus très jolie. Mais c’est ici que nous avons goûté nos premiers  buñuelo (que vous trouverez partout en Colombie comme les empanadas). Et c’est aussi la première fois que l’on voyait de faux billets. Le guide nous en a montré et en tant que touriste on ne s’aperçoit de rien ! Par contre il est vrai que tous les commerçants font attention à leur authenticité. Même si cela fait 3 ans que Medellin s’ouvre au tourisme, cela reste une ville dangereuse et le guide vous le fait comprendre. Lorsque l’on passe dans une rue un peu craignos tout le monde (même lui) doit mettre son sac à dos devant lui pour éviter les pickpockets. Une place où nous sommes allés en après-midi est fortement déconseillée le soir car elle laisse place à la drogue et l’alcool. Et enfin une autre rue où il ne faut pas aller à toute heure au risque  d’être victime d’un vol à l’arracheré par des motos. Nous avons bien fait de ne pas s’aventurer seul dans les rues de Medellin et surtout pour ce que nous avons vu. Même si le tour est gratuit il faut donner un tips au guide qui n’a pas de salaire à part ça. Vous pouvez d’autres tour comme le graffitti tour et le Fruit Tour.

 

Jour 10 : téléphérique

 

 

Nous partons le matin prendre le téléphérique de Santo Domingo. Le téléphérique est devenu un moyen de transport quotidien pour les colombiens vivant dans les hauteurs de la ville (ce qui ressemble à des favelas). Avant son installation ils devaient faire une heure de marche pour descendre jusqu’à la ville. Le trajet nous permet de voir la triste réalité de cette ville. Une fois à Santo Domingo vous pouvez continuer le trajet en repayant pour arriver au parc Arvi. Ce parc est assez immense et les activités surement variées mais là on a rien compris ! On a pris une navette gratuite qui nous a déposés à une entrée où il fallait payer 30 000 pesos et on ne savait même pas pour quoi faire ! Au final c’était un parc pour enfant… Bon le cadre était agréable mais on a rien fait quoi ! Y avait de l’accrobranche on voulait s’y tenter mais notre ticket d’entrée n’y donnait apparemment pas accès. Bon bah tant pis on va se promener dans le parc !

 

Jour 11 : Repos

Une journée repos qui n’était pas prévue mais nous nous sommes trompés d’un jour sur la réservation de notre vol Medellin – Cartagene. On en profite pour faire des skype et mettre à jour le blog. Nous devons changer d’auberge car Geohostel est complète. Nous allons à 5 minutes plus loin à Tarimando mais ce n’est pas celle que l’on vous recommanderait car la propreté laisse à désirer et la chambre est un peu lugubre, mais le personnel est très gentil ! Comme si ces quelques points négatifs ne suffisaient pas, nous avons connue une panne de courant  d’une heure alors que j’étais… Sous la douche ! Me voilà dans le noir avec plus que de l’eau froide. Autant dire que j’étais bien remontée…

 

La lumière revient et nous retrouvons le wifi. On se tente à regarder un film en streaming quand quelque chose chatouille Nicolas.. Une bebête dans le lit !!! Ca ressemblait à une sorte de cafard. Super la chasse à l’insecte commence forcément si  y en avait un on se dit qu’il est venu avec ses copains (j’ai quand même retrouvé deux pattes au bout du lit le lendemain). Et le wifi était pourri on a jamais eu la fin du film. Allez bonne nuit hein !! C’était le jour de trop sans doute.

 

Jour 12 : Vol direction Cartagena

Pas l’envie de se trimballer avec les sacs à dos et de prendre plusieurs bus, on décide de prendre un taxi depuis l’hôtel, certes plus cher (60 000 pesos) mais bien plus pratique ! Nous serons le soir à Cartaghène. Notre hôte en Airbnb nous avait déconseillé de prendre le bus la nuit alors nous nous rendons chez lui en Taxi. César et sa femme nous ont chaleureusement accueilli chez eux et fortement conseillé d’aller voir Cartaghène  ce soir car la ville est illuminée, il y a beaucoup de monde et de la musique. On était un peu fatigué mais sachant que l’on avait perdu une journée à Medellin et que l’on partait le lendemain matin à Santa Marta, on y va. Il n’y a pas de problème pour sortir le soir  au centre ville c’est sécuritaire. On dirait un peu le sud de la France avec tout ce monde, les restaurants, l’art de rue… Et en plus il fait une température agréable contrairement à la journée où l’on étouffe complètement.

 

Jour 13 : Départ pour Santa Marta

 

Nous retournons tôt le matin dans le centre ville faire des photos de jour. 

 

César nous conseille de prendre la compagnie Berlinas pour aller à Santa Marta car elle est plus rapide, plus confortable et nous dépose au centre de Santa Marta. Nous essayons pour la première fois Uber (première course gratuite) pour nous rendre au Terminal de bus Berlinas. Il y a un départ toutes les 30 minutes pour Santa Marta (et 15 minutes pour Barranquilla) pour 40 000 pesos par personne (plus cher que Brasilia Express mais apparemment mieux). Nous apprendrons plus tard qu’en Colombie comme en France les relations entre Uber et les taxis sont très très tendues et qu’il ne vaut mieux pas être dans le véhicule quand un taxi chope un Uber…

Nous avons donc été un peu largués au milieu de Santa Marta par le bus en nous disant que notre bus était par ici pour rejoindre Taganga. Ne voyant pas franchement de bus et en plus en pleine cania et bah on prend un taxi ! (oui oui on sait pas très économe tout ça, mais franchement les transports en commun avec les sacs c’est une expérience éprouvante, alors un peu de confort ça ne fait pas de mal).

Nous arrivons à notre auberge La Casa de Felipe pour 4 nuits.

 

Le soir même nous rencontrons Marine et Manu deux français expatriés qui gèrent le service du restaurant de l’auberge pour le soir. En discutant avec eux ils nous donnent quelques conseils pour le programme de nos prochains jours.

 

Jour 14 : Santa Marta

 

 

La ville de Santa n’est pas une destination touristique mais plutôt un endroit où dormir pour faire les activités aux alentours. Nous allons quand même voir à quoi ressemble cette ville où il est paraît il impossible de se baigner. Effacer tout de suite de votre pensée l’image de la plage paradisiaque des caraïbes, l’eau y est très sale ! Nous profitons d’être au centre pour découvrir le restaurant de Marine et Manu,la Casa Ratatouille ouvert seulement le midi. Ils proposent un corriente (comme un peu le menu du jour chez nous) pour 10 000 pesos qui comprend une soupe, le plat principal et une limonade. La Casa Ratatouille vous propose une cuisine française, simple et généreuse à l’image de ses restaurateurs à la bonne humeur contagieuse. Une adresse que l’on vous conseille fortement.  Nous nous retrouvons le soir à l’auberge et comme tous les soirs suivants pour déguster leurs plats et leurs cocktails, un régal !

 

Jour 15 : Taganga

 

 

Le matin c’est cool la vie. Hé oui on est en vacances il faut savoir prendre son temps ! Et l’après-midi nous nous dirigeons vers la plage de Taganga. La grande plage est inabordable, le sable et l’eau sont sales et inondés par les barques. Nous croisons sur le chemin un couple de français qui séjourne à notre auberge, Pandora et Ronan avec qui nous sympathisons et partons se baigner. Bon l’eau n’est toujours pas bleue turquoise et ne fait toujours pas rêver. Mais ça a le mérite de nous rafraîchir. On assiste même à une remontée de filet de pêche !

Jour 16 : Parc Tayrona

 

Nous partons avec nos nouveaux amis français au Parc Tayrona pour la journée. L’auberge proposait une navette aller-retour pour 40 000 pesos mais on a trouvé ça un peu cher alors on a opté pour le bus de ville depuis Santa Marta. Oui mais voilà, notre bus de Taganga devait nous déposer à Plaza Mercado sauf qu’il ne la jamais fait (et pourtant on est passé devant !) On décide de s’arrêter là avant de s’éloigner encore plus et d’aller demander notre chemin à une pharmacie. Le gentil monsieur nous explique que le bus pour le parc Tayrona est bien sur cette route. Bon là on ne comprend plus rien mais au même moment on le voit passer devant nous. Commence la course poursuite pour arrêter le bus !! Ouf on l’a eu ! C’est l’avantage avec le système à l’arrache, pas d’arrêt de bus, tu montes quand tu le vois passer ! Nous arrivons dans le bus déjà bien rempli mais celui-ci va continuer à entasser du monde ! Quand tu vois le nombre de personne qui veulent monter tu te dis ça ne passera jamais ! Bah si ça passe, en sardine mais ça passe ! Le folklore des bus colombiens… Et en plus de ça ceux qui sont debout devaient se baisser pour le passage du péage (comme s’ils ne se doutaient de rien).

 

Nous arrivons à l’entrée du Parc Tayrona après 3 heures de transport (là tu te dis que la navette de l’auberge n’était pas si mal). Nous payons notre entrée d’étranger 3 fois plus cher que pour les colombiens soit 42 000 pesos par personne, mais on commence à avoir l’habitude. La bonne astuce c’est de partir avec le statut d’étudiant, vous avez des tarifs réduits partout ! Nous payons 3000 pesos une petite navette pour rejoindre la première plage Canaveral (aucun intérêt de marcher jusque là vous ne voyez rien et vous mettrez une heure) et de là peut commencer votre randonnée de plage en plage jusqu’à Cabo San Juan.

 

Normalement vous pouvez apercevoir des singes, mais ce jour là trop de monde et trop de bruit pour qu’ils se montrent. Dans le parc Tayrona tout devient payant (même les douches du camping) alors pensez à venir avec vos sandwichs ou encore votre tente si vous avez prévu d’y rester la nuit.

Il y a tout de même 2 heures de marche pour rejoindre la plage de Cabo et donc 2 heures retour. Sachant que le soleil se couche très tôt (vers 18 heures) nous avons préféré prendre le bateau pour rentrer. Ah bah là niveau économie on aurait carrément mieux fait de prendre cette navette à l'auberge ! Mais bon pas grave, pour 45 000 pesos par personne nous réservons nos places dans le "bateau". Je sais pas si on  a tous la même image en tête quand on dit bateau hein ? Non parce que 40 personnes pour rentrer dans une toute petite barque à moteur j'appelle pas ça un bateau moi !! La scène était catastrophique on aurait dit que c'était une question de vie ou de mort de monter dans cette barque. Alors quand vient la distribution des gilets... C'était la guerre ! chacun courrait se poussait pour avoir un gilet !! Nicolas et moi en retrait à regarder ce monde se marcher dessus entendons un monsieur qui appelle du monde à venir dans une autre barque, on y va tranquillement on prend nos petits gilets et on s'en va avant tout le monde ! Allez salut !! Nous partons affronter les terribles vagues de l'océan ! En plus de faire transport cette barque est une attraction ! On s'est pris des vagues immenses à nous faire décoller du bateau ! Un vrai tape-cul, un peu comme les bouées tractées ! Au final on a bien rigolé pendant 40 minutes.

 

Jour 17 : Allez la France !

 

Parce que ça fait du bien aussi de ne rien faire, on a fait une journée farniente ! Nicolas s'est fait payé une bière par le patron qui est français et a pu regardé le match France-Allemagne tranquillement. Victoire de la France, une belle journée relaxe.

 

Jour 18 : Une journée interminable à l'aéroport

 

 Nous quittons déjà la Colombie ! Mais avant de prendre un vol de 3h pour rejoindre Lima au Pérou nous devons patienter seulement... 16 heures dans l’aéroport ! Oui on sait on aurait pu sortir ! Mais on a épuisé le budget alors on reste au "chaud". Une nuit difficile avant de partir à 4h du matin !!

 

A très vite pour de nouvelles aventures !!

 

Marine & Nicolas

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Commentaires : 1
  • #1

    Val et sacha (lundi, 25 juillet 2016 19:23)

    Non mais vous me faites trop rire les amoureux mais quelle escapade quand même ....
    Sacha disait que Ca craignait mais bravo vous vous en êtes ben sorti meme dans les quartiers chauds
    Quelle belle aventure vous faites !!! C est super e nous faire profiter dd tout Ca .... Un vrai régal.... Moi je goutterais bien ces gaufrettes qui m'ont données faim lol
    Bon courage pour la suite les jeunes et à tres bientot sur votre blog
    Gros bisous